Dentistes Hongrie - Tag: chine
Soins dentaires et dentistes en Hongrie
 Envoyé spécial - 2e partie16 Mar 2009 @ 14:48
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Fausses dents, vrais doutes (suite)


Voyage avec Pierre-Yves Besse. Et visite à Shangaï, au salon mondial Dental China. Les fournisseurs y proposent des réalisations estampillées CE 455. « Je suis perplexe », lâche le chirurgien-dentiste. Négociation fictive avec un premier fournisseur, pour voir jusqu’où les fabricants sont prêts à aller pour remporter une commande. Là, ce premier fabricant décline, soucieux – semble-t-il – de garantir une qualité. Mais un second se montre moins regardant : pour 1 000 couronnes en céramique par mois, le laboratoire promet un prix unitaire de 10 €. De quoi tiquer... D’autant qu’en atelier, l’hygiène laisse ensuite à désirer : « Question poussière et propreté, c’est un peu limite », analyse Pierre-Yves Besse. La traçabilité des métaux d’alliage ? Inexistante. Un appareil dentaire, pris au hasard : « Un bord en métal, bien tranchant pour la langue », observe le spécialiste. Et sur un bridge de 9 dents, l’articulateur montre une mastication… impossible. Voire dangereuse. Question assurance de la qualité, une simple déclaration sur l’honneur semble suffire...

Retour en France, où certains importateurs de la place parisienne restent craintifs, voire opaques : « Il ne peut rien ressortir de bon de cet entretien », se défend l’un deux. Système enraciné. Certaines branches syndicales de la chirurgie dentaire vont même jusqu’à créditer, voire recommander les firmes d’importation. Naïveté ? Pression économique ? La prétendue norme CE rassure une partie de la profession. Pourtant, sur un bridge-test en provenance de Shangaï, André Behlouli, ingénieur en matériaux, est formel : « Un alliage de mauvaise qualité vient assembler deux parties distinctes […], il y a des défauts de coulée. Problème potentiel de cassure ou de corrosion par la salive », déplore-t-il. De plus, les nomenclatures 0183 ou 0512, portées sur le certificat, renvoient à des matériaux conformes aux balances de pesage manuel… ou aux ascenseurs. Rien à voir avec les alliages médicaux. Constat cuisant. La norme CE façon Shangaï confine ici à l’escroquerie. « Je suis particulièrement outré », déclare l’expert.

« Les prothèses qui viennent de Chine sont aux normes », continue de croire une dentiste de la région parisienne.

Preuve qu’un travail de sensibilisation mérite le détour…

C'est de santé qu'il s'agit.


 Envoyé spécial - 1e partie16 Mar 2009 @ 14:37
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Fausses dents, vrais doutes


Avec les prothèses dentaires, quatre questions surgissent : qualité de fabrication, fiabilité des matériaux utilisés, transparence financière et éthique de la filière. En cela, le reportage d’Envoyé spécial (février 2009) campe intelligemment les choses. Au cœur de la polémique : la Chine, puissance exportatrice de prothèses dentaires. En cause, la probité d’un certain type de filière.

« Je n’ai pas confiance et j’ai des doutes sur la traçabilité des prothèses venant de Chine ». Sur les fabrications made in China, c’est bien le doute qui anime Jacques Benhamou, chirurgien-dentiste français. Ce qui le dérange, c’est que certains de ses confrères achètent des réalisations low cost, qu’ils facturent ensuite au prix fort aux patients de l’Hexagone. Et, outre la question de l’argent, il y a aussi le problème sanitaire. Il est majeur. Lorsque le bridge de Faye Lewis, septuagénaire américaine interviewée par 10 Investigates, l’émission TV qui a mis le feu aux poudres outre Atlantique il y a quelques mois, quand son bridge s’adapte mal à sa bouche et que du métal s’en échappe, un bien curieux façonnage se dévoile : « Je ne pouvais rien manger de solide », se souvient la patiente. Une analyse confirme, par ailleurs, que son bridge contenait trop de plomb : 160 parties par million, deux fois plus que la norme admise, par exemple dans les jouets pour enfants. Un comble. La réalisation… vient de Chine.

Bridges, couronnes et dents en céramique inondent d'ailleurs le marché français. Preuve que la mondialisation s’invite dans la bouche de tous. Les profits sont prometteurs. Les procédés ? Agressifs. « 11 prothèses dentaires pour le prix de 10 », promet une publicité en langue française. Pierre-Yves Besse, prothésiste normand, semble à mille lieux de ces pratiques douteuses. Partie-prenante des 4 000 prothésistes dentaires recensés en France, il explique ce qu’est une bonne prothèse : du savoir-faire, ainsi que « des alliages fissibles de 6 g, une fiche technique, un certificat de garantie que l’on fournit à chaque patient, un certificat norme CE ». Le gage de la qualité, le cœur de la traçabilité propre à l’Europe.


 Prothèses, la Hongrie utilise ses productions30 Nov 2008 @ 19:39
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Les émissions TV s'en font l'écho. Quelle est l'origine des prothèses dentaires ? Quelle proportion vient de Chine ? Capital dans son numéro spécial de novembre sur M6, ou encore le journal de 20 h sur France 2, pointent du doigt un élément crucial : la qualité des prothèses. Elargissons les choses et envisageons le niveau de qualité des réalisations prothétiques en Hongrie.

Tournons d'abord les regards vers la Chine. Son flot de productions inquiète et les patients nous font de plus en plus part de leur trouble : la mauvaise qualité, réelle ou présumée, des prothèses de l'Empire du milieu doit rester en dehors de leurs bouches. Et c'est bien ce qui se passe, heureusement, en Hongrie. Le pays des Magyars, haut-lieu de la dentisterie mondiale, produit ses propres prothèses, pour le marché national comme pour l'export (Europe occidentale, Allemagne).

En Hongrie, ce sont donc des prothèses nationales qui viennent parfaire les traitements locaux. Les cliniques disposent souvent de laboratoires intégrés (gains de temps, maîtrise complète du processus, ajustements sur place). Sinon, c'est la proximité qui prévaut : elles font appel à des laboratoires spécialisés, proches de chez elles.

La production hongroise brille par son importance et sa qualité. A tel point que le pays exporte, on l'a vu. Les normes ? C'est le référentiel européen qui établit la marche à suivre. Les autorités sanitaires garantissent, de leur côté, l'intégrité des tests.

En matière de prothèses, la Hongrie occupe une position forte : réputation, maîtrise technique, compétitivité de la main-d'oeuvre.

Les cliniques qu'Eurodent'air propose dans sa sélection disposent, pour la plupart, de leur propre laboratoire intégré. Suite à notre demande, elles s'engagent à communiquer rapidement - pour vous - l'origine, la composition et le détail des éléments qu'elles utilisent dans le métal.



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