La psychologie nous innerve (nous énerve, rectifierait Alexandre-Benoît Bérurier).
Rembobinons le magnéto. En octobre dernier, un billet sur Boris Cyrulnik avait servi de court hommage à Anna Freud, cette fille de son père, spécialiste entre autres des traumatismes et de leurs ravages en cascade.
Parlons maintenant choc verbal : la violence de la bouche. Là aussi, l'effet est pluriel. D'abord l'impact en direction de l'autre, le tampon, le coup de butoir ou de bélier, déstabilisant, surprenant, choquant, déboussolant. Il court-circuite les défenses. Ensuite, le doute. Qui s'introduit comme un microbe.
La victime, affaiblie par la ' charge frontale ', reçoit en même temps des ' germes ' psychologiques, qui font un travail de sape : Suis-je si nul que ça ? Tellement bon à rien ? (C'est le deuxième effet qui s'coule, analyserait Bérurier.)
Répétons-le : une critique est toujours bienveillante. Et soignée, dans la forme. Et conditionnelle : tu peux - ou nous pouvons - faire mieux QUAND..., faire mieux SI...
Sans cela, tout a un goût de définitif. Et d'incurable. Et de rejet.
Je suis sûr que nous pouvons faire mieux, tout le temps. Toujours. En permanence. En rémanence, dirait Béru...
[ San Antonio | Jacques Salomé et la méthode ESPERE | le pardon pour dépasser les chocs ]
|
|